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La dictature du chiffre : comment s'est installé ce climat de peur autour du Covid-19 ? Abonnés

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Places en "réa", hospitalisations, nombre de cas... Comment les différents indicateurs relayés par les médias et par le gouvernement ont instauré une atmosphère de peur perpétuelle ? Malgré des erreurs factuelles, ce constat tiré par une vidéo devenue virale est pertinent. C'est pourquoi nous choisissons de la relayer sur baslesmasques.com, tout en en corrigeant les inexactitudes.

Le 16 février 2021

Fact checking de la rédaction de Bas les masques

Malgré un narratif sensationnaliste et des confusions grossières dans les chiffres, cette animation devenue virale n’est pas dénuée d’intérêt. Cette dernière débute avec la litanie des chiffres avancés par le gouvernement pour effrayer la population et imposer les restrictions de liberté. Un scénario simpliste, mais que les faits peinent à contredire. À chaque prise de décision, le gouvernement s’est appuyé sur les indicateurs les plus bas. On se souvient des 400 000 morts « si on ne fait rien », prédits par le Président pour justifier le deuxième confinement.

Depuis décembre, les autorités ont focalisé l’ensemble de leur politique sanitaire sur le nombre de cas positifs. Alors que les autres indicateurs étaient au vert, l’exécutif avait rechigné à rouvrir les restaurants, simplement parce que la courbe des contaminations n’était pas passée sous la barre des 5000 cas quotidiens. Outre le fait que ce seuil ait été choisi de manière totalement arbitraire, faire dépendre l’intégralité de la politique nationale de ce seul indicateur - dont la pertinence a d'ailleurs été contestée à maintes reprises en raison de la fluctuation du nombre de tests et de la polémique sur la fiabilité des tests PCR - pose de sérieux problèmes sur la gestion du pays. Aujourd’hui, ce sont les variants qui guident la politique sanitaire. Variants dont la menace tarde par ailleurs à se faire sentir pour l’instant.

Pour sortir de ce climat de peur, la vidéo propose de prendre du recul et d’examiner la dangerosité réelle du virus. Elle explique ainsi que que 99,965% des personnes contaminées ont survécu au virus et en conclut que « 0,035% des personnes contaminées par le Covid-19 en meurent ». Des chiffres de même ordre en Angleterre, en Italie ou aux États-Unis. Or, l’auteur confond en réalité le taux de mortalité - nombre de décès rapporté à la population totale - et le taux de létalité de la maladie - nombre de décès par rapport au nombre de personnes contaminées. Ce dernier s’élève en réalité à 2,3% en France, ce qui permet déjà de relativiser la dangerosité du virus, en total décalage avec l’atmosphère anxiogène qui mine le pays depuis un an.

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