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Wargon, Buzyn, Castex... En Macronie, le recyclage marche à plein tube Abonnés

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En dépit d’une majorité de parlementaires opposés à sa nomination, l’ancienne ministre du logement Emmanuelle Wargon, balayée aux élections législatives, a pris le 17 août la tête de la Commission de régulation de l’énergie. Son arrivée s’ajoute à la longue liste des figures de la macronie repêchées par le président de la République.

Wargon, Buzyn, Castex... En Macronie, le recyclage marche à plein tube
Le 18 août 2022

Nous en parlions il y a deux semaines, c’est désormais acté : comme l’indique le Journal Officiel du mercredi 17 août, « Par décret du président de la République en date du 16 août 2022, Mme Emmanuelle Wargon est nommée présidente de la Commission de régulation de l’énergie ». Fortement contestée dès son annonce, la nomination de l’ancienne secrétaire d'État à l'Ecologie entre 2018 et 2020 et ex-ministre du Logement de 2020 à 2022 à un poste aussi sensible ne passe toujours pas auprès des opposants. Pour le député RN Jean-Philippe Tanguy « Emmanuel Macron impose Emmanuelle Wargon », ce qui s’apparente à un « fait du prince » pour les parlementaires de gauche.

Une formule en effet assez juste. Car le président de la République a bien la prérogative consistant à nommer les président des Autorités Administratives Indépendantes (AAI) qui sont, selon la définition des pouvoirs publics, « des institutions de l’État, chargée, en son nom, d’assurer la régulation de secteurs considérés comme essentiels et pour lesquels le gouvernement veut éviter d’intervenir trop directement », affublées d’une « indépendance » théorique quand, en pratique, l’exécutif y est plus que jamais présent en y recyclant ses plus fidèles lieutenants. À commencer, par exemple, par Jean Castex, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron nommé par ce dernier à la tête de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT), sur proposition d’Elisabeth Borne, son ancienne ministre du Travail qui lui a succédé à Matignon ! Bel exemple d’entraide, d’autant que l’arrivée de Jean Castex à l’AFIT a soulevé de nombreuses interrogations sur sa pertinence. En effet, l’AFIT est une autorité qui contribue au financement des grands projets de mobilité dans le cadre de la stratégie fixée par le gouvernement, sans avoir pourtant le moindre pouvoir de décision, ce qui avait poussé la Cour des comptes a...

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