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Vaccination obligatoire : Véran annonce une première salve de suspensions Abonnés

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Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale des professionnels de santé le 15 septembre, plusieurs milliers manquent désormais à l’appel. En effet, ce jeudi 16, Olivier Véran annonçait le chiffre de 3000 suspensions sur 2,7 millions de salariés concernés. Si ce chiffre peut sembler faible en proportion, il n’est pas négligeable dans l’absolu et peut peser sur un système de soin déjà très fragile.

Vaccination obligatoire : Véran annonce une première salve de suspensions
Le 16 septembre 2021

Invité par RTL ce jeudi 16 septembre, Olivier Véran a annoncé la suspension de 3000 personnels, indiquant — d’une façon qui peut laisser entrevoir un certain mépris social — qu’il s’agissait surtout de « services supports » et « très peu de blouses blanches », précisant au passage que ce chiffre était à mettre en perspective avec « un public de 2,7 millions de salarié ». Des suspensions aux quatre coins du pays, puisqu’on en compte environ 450 au CHU de Nice, 340 au sein de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris, 300 au CHU de Caen, une centaine à Perpignan, à l’hôpital psychiatrique d’Avignon et au centre hospitalier Alpes du sud, 76 au CHU de Brest, 54 à Troyes, une quarantaine à Cahors, à Rouen et à Saint-Nazaire ou encore une trentaine à Pau et à Angers…

Mais jusqu’où pourra aller la gigantesque opération de communication en cours sur l’obligation vaccinale professionnelle ? Comme le rappelait un article de FranceInfo, la date du 15 septembre vient de marquer la fin du sursis pour environ 300 000 soignants qualifiés de « réfractaires » sur les 2,7 millions évoqués par Olivier Véran. À l’heure actuelle, c’est donc seulement 1% de cette population qui s’est vue privée de son autorisation travailler. La question se pose donc de savoir si le gouvernement pourra aller jusqu’au bout de sa logique destructrice, et quelles en seront les conséquences potentielles sur nos systèmes de soin, malgré l’optimisme affiché par la communication gouvernementale.

Car, ainsi que le rappelle parfaitement la CGT, dans ces secteurs en tension, « même avec 5% de personnels en moins, ça ne tourne plus ». Les ARS le savent parfaitement, et envisagent d’ailleurs de réactiver les plans blancs pour faire face à d’éventuelles pénuries de personnels à venir. Des opérations « non-urgentes » sont même déjà déprogrammées. Et, au-delà de la question des établissements de soin, il...

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