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Vaccin AstraZeneca : la défiance s’accentue Abonnés

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Efficacité contestée, cas de thrombose, décès suspects… La série noire autour du vaccin anglo-suédois ne cesse de s’allonger, augmentant ainsi une défiance déjà relativement forte à son encontre.

Vaccin AstraZeneca : la défiance s’accentue
Le 24 mars 2021

La suspension temporaire du vaccin AstraZeneca la semaine dernière en raison de cas suspects de thrombose, puis sa réhabilitation quelques jours plus tard par l’Agence européenne du médicament (EMA), avaient essuyé de vives critiques de toute part. Suspensions en cascade jugées déraisonnables pour les uns. Manquements manifestes au principe de précaution pour les autres. Toutes ces remontrances ne vont pas amoindrir la défiance grandissante de la population envers ce vaccin anglo-suédois. En effet, cette confiance s’est étiolée dans beaucoup de pays européens, comme le montre un sondage YouGov publié lundi 22 mars. En France notamment, 61% des sondés estiment que le sérum n’est pas sûr (+18 points par rapport à février). Le 16 mars, un sondage Elabe pour BFMTV révélait que seulement 20% des Français faisaient confiance au vaccin AstraZeneca, contre 56% pour celui de Pfizer.

Mais si le nom d’AstraZeneca fait les gros titres depuis quelques jours, les interrogations à son encontre existent depuis le début. Dans un entretien passé inaperçu dans L’Usine Nouvelleparu fin novembre 2020, le généticien Axel Kahn, pourtant peu suspect de dissidence anti-gouvernementale sur la question, exprimait déjà certaines réserves : « Les vaccins d’AstraZeneca, J&J et Spoutnik sont des vaccins OGM. […] Je me ferais vacciner sans problème par le vaccin chinois ou celui de Sanofi. En revanche, j’avoue que j’attendrais pour les vaccins adénovirus recombinants pour lesquels il convient d’exiger une étude d’innocuité très poussée. »Car au contraire des vaccins Pfizer et Moderna (ARN messager) et des vaccin chinois Sinopharm et Sinovac (virus désactivé), les vaccins à adénovirus recombinants utilisent de l’adéoûirus vivant, issu de l’homme, de l’animal ou des deux.

Mais qu’en est-il réellement des risques de thrombose qui ont poussé de nombreux pays européens à suspendre le vaccin dans la précipitation ? Lorsque l’EMA a voulu rassurer les États...

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