International

Un embargo sur le pétrole russe prévu après les élections pour ne pas « favoriser Marine Le Pen » ? Abonnés

Thèmes abordés

MacronPrésidentielle 2022

Le quotidien américain The New York Times affirme tenir de source diplomatique que l’Union européenne prévoit une interdiction progressive des produits pétroliers russes, mais que cette décision ne sera pas prise avant le 24 avril afin de ne pas risquer de favoriser le « vote populiste » en France.

Un embargo sur le pétrole russe prévu après les élections pour ne pas « favoriser Marine Le Pen » ?
Le 15 avril 2022

Va-t-il falloir se préparer au pire si Emmanuel Macron est réélu le 24 avril prochain ? C’est en tout cas ce que laisse entendre le grand quotidien américain The New York Times, qui évoque aujourd’hui un projet qui pourrait s’avérer lourd de conséquences pour le portefeuille des Français, déjà bien impactés depuis quelques mois par la hausse des tarifs de nombreuses matières premières. Selon nos confrères américains, les dirigeants de l’Union européenne préparent en effet un embargo sur les produits pétroliers russes, une mesure très contestée à ce jour en raison de ses effets sur le prix des carburants. Cette fois, après avoir déjà interdit le charbon russe il y a quelques jours, en laissant tout de même une période de transition de quatre mois pour mettre fin aux commandes en cours, l'Union européenne compte désormais adopter une interdiction similaire concernant le pétrole russe. Ces discussions interviennent au moment où le président russe Vladimir Poutine a admis que les sanctions occidentales en place avaient nui au secteur énergétique de la Russie.

Mais si ce projet est aussi peu médiatisé à l’heure actuelle dans notre pays, c’est parce que cet embargo ne sera pas négocié avant… le second tour de l’élection présidentielle, prévu le 24 avril prochain. Et ce, afin de s'assurer que l'impact sur les prix à la pompe ne favorise pas Marine Le Pen au détriment d’Emmanuel Macron, la thématique du pouvoir d’achat étant devenue un élément central de cette campagne en raison justement de l’explosion des prix du carburants ces dernières semaines. Une tendance certes amorcée il y a plusieurs mois, mais que le déclenchement du conflit russo-ukrainien a considérablement accéléré. Pour tenter d’apporter une solution à ce problème juste avant l’élection, le gouvernement a mis en place une réduction de 18 centimes par litre, mesure que certains...

Contenu disponible gratuitement

34 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter