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Un an de cauchemar : enfermement général, entre humiliation et répression Abonnés

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EPISODE 3

À l’occasion du premier anniversaire de la crise sanitaire, Bas les Masques vous propose un retour hebdomadaire sur les différentes étapes qui ont jalonné cette année cauchemardesque. Cette semaine, le troisième épisode revient sur le confinement, les attestations et les dérives des contrôles.

Un an de cauchemar : enfermement général, entre humiliation et répression
Le 28 mars 2021

Depuis les annonces de Jean Castex la semaine dernière, les règles du confinement ont changé et les pouvoirs publics appellent à privilégier l’extérieur par le slogan « dedans avec les miens, dehors en citoyen » qui remplace l’insupportable « sauvez des vies, restez chez vous ». Une injonction contradictoire de plus, mais dont les modalités restent les mêmes : pour sortir et profiter de sa liberté fondamentale d’aller et venir, chacun doit encore justifier de sa résidence, expliquer pourquoi il sort et où il va, respecter des distances maximales à ne pas dépasser. La liberté reste conditionnelle et les permissions de sortie sont à s’accorder soi-même, sous l’oeil vigilant des forces de l’ordre dont l’esprit des missions a été intégralement détourné.

En mars 2020, il y a un peu plus d’un an, les Français apprenaient que leur vie serait pour « quinze jours au moins » — qui se transformeraient en réalité en confinement à durée indéterminée — soumise à une technocratie aussi absurde qu’autoritaire. Après les annonces d’enfermement général décidées par Emmanuel Macron le 16 mars, venait alors la découverte de l’auto-attestation de déplacement dès le lendemain, prévoyant plusieurs motifs de sortie parmi lesquels les déplacements du domicile au travail, pour les achats de première nécessité, pour des raisons de santé ou des motifs familiaux impérieux, ou encore pour l’activité physique individuelle et les besoins des animaux de compagnie.

Autant de motifs, parfois flous, qui allaient donner lieu à des incompréhensions lors des contrôles ou, plus préoccupant, à des abus manifestes qui susciteraient très vite une indignation légitime. Et les exemples n’ont pas manqué : partout en France, les témoignages allaient affluer pour dénoncer au mieux des absurdités, au pire des injustices. Il y aura eu notamment le cas d’une femme, verbalisée pour avoir acheté des serviettes hygiéniques,...

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