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Ukraine : la rancune de Biden sur le point de déclencher une guerre ? Abonnés

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Depuis plusieurs jours, la propagande américaine le rabâche : les Russes ne se contenteront pas du Donbass et vont envahir l’Ukraine, les soldats du Kremlin sont aux portes de l’Europe, et Joe Biden entend les « bruits de bottes » depuis Washington malgré sa surdité. Une attitude incroyablement offensive de la part du président américain à l’égard de Vladimir Poutine, qui ne vient pas de nulle part…

Ukraine : la rancune de Biden sur le point de déclencher une guerre ?
Le 22 février 2022

Quels peuvent bien être les griefs de Joe Biden à l’égard de Vladimir Poutine pour justifier une telle communication martiale contre la Russie ? Pour tenter de le comprendre, il faut commencer par remonter au 10 mars 2011, lors de la première rencontre entre les deux hommes. Une entrevue tendue qui a laissé des traces. Ce jour-là, celui qui est encore le vice-président de Barack Obama explique à Vladimir Poutine qu’il devrait éviter de briguer un troisième mandat de président de la Fédération de Russie, ce qui ne serait « pas bon pour la Russie »… ni pour la démocratie. Comme on peut s’en douter, le président russe n’a que très peu goûté aux propos de ce donneur de leçons. Depuis, les relations sont particulièrement tendues entre les deux dirigeants.

Onze années plus tard, en 2022, les manoeuvres militaires russes aux frontières avec l’Ukraine mettent une nouvelle fois le président américain dans un état second. D’ordinaire vu comme un personnage ramolli, Joe Biden multiplie désormais les déclarations tapageuses, les menaces à tout-va et la communication martiale. Alors que, du côté de l’Europe, on tente globalement de garder une attitude équilibrée face à la Russie en alternant entre de gros yeux menaçants et des tentatives de conciliation diplomatiques — sans grand succès, comme l'ont montré les réjouissances précipitées de Macron sur l'organisation d'un sommet — l’administration américaine préfère menacer cette dernière de sanctions économiques, et notamment de lui interdire l’accès au réseau Swift, par lequel transitent les échanges financiers internationaux. Une menace qui ne devrait pas être mise a exécution (au moins dans un premier temps, comme l’a récemment indiqué un conseiller américain à la sécurité nationale) mais qui a le mérite de montrer l’hystérie des États-Unis à l’égard de la fédération de Russie : celle-ci étant un poids lourd de l’exportation de matières premières, l’exclure du...

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