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« Uber Files » : le lobbyiste Macron et les économistes mercenaires Abonnés

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Le scandale « Uber Files » dévoilé par une enquête journalistique internationale a non seulement mis en avant le rôle joué par Emmanuel Macron — alors ministre de l’Économie — en faveur de la société américaine Uber, mais nous apprend également que des économistes de plateaux TV ont monnayé leurs conseils à l’entreprise de VTC. Parmi eux, on retrouve Nicolas Bouzou, connu pour son alarmisme sanitaire et son hostilité au service public.

« Uber Files » : le lobbyiste Macron et les économistes mercenaires
Le 11 juillet 2022

Après les révélations dites des « Uber Files », l’indignation est à son maximum dans l’opposition. Tandis que LFI fustige un « pillage » du pays par la voix de Mathilde Panot, le président du RN, Jordan Bardella, souligne que « le parcours d'Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge : servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant les intérêts nationaux ». À la vue de cet épineux dossier, c’est en effet le moins qu’on puisse dire. Car d'après ce dernier, Emmanuel Macron a servi à faciliter l’implantation de l’entreprise Uber en France à l’époque où il occupait le poste de ministre de l'Économie et des Finances en assouplissant les conditions d'accès à une licence de VTC, selon les révélations du Monde et de ses partenaires du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). Pour les défenseurs d’Emmanuel Macron, en revanche, son action est parfaitement justifiée car elle part d’une volonté de desserrer certains carcans. Si l’argument peut s’entendre, il est en revanche difficile à soutenir dans le cas présent, car la lecture de l’enquête du Monde semble davantage démontrer un cas de capitalisme de connivence qu’une simple action réformatrice.

Pour résumer, le quotidien indique s'appuyer sur des documents internes d’Uber, soit des dizaines de milliers d'emails, de tableurs ou encore de documents PDF, datant de 2013 à 2017, qui ont été transmis en premier lieu au quotidien britannique The Guardian. Selon cette enquête, Emmanuel Macron et ses conseillers ont eu dix-sept échanges avec les équipes d'Uber France en seulement dix-huit mois après son arrivée à Bercy à l'été 2014, dans le but que « la France travaille pour Uber afin qu'Uber puisse travailler en et pour la France ». Ou, tout simplement, s’arranger pour que l’ubérisation de la société soit enfin en marche ! Le ministre Macron a alors rencontré le fondateur et PDG de la société...

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