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Soignants suspendus : les oubliés du retour à la vie normale Abonnés

Pendant que les Français se réjouissent du retour de leurs libertés, les soignants suspendus pour avoir résisté à l’obligation vaccinale demeurent exclus d’un système de santé qui aurait pourtant bien besoin d’eux. Et cela dans l’indifférence médiatique.

Soignants suspendus : les oubliés du retour à la vie normale
Le 16 mars 2022

Malgré quelques irréductibles alarmistes, les Français savourent la suspension du pass vaccinal et du port du masque obligatoire. Mais alors que certains en sont presque à remercier l’exécutif de leur rendre leurs libertés injustement supprimées, d’autres victimes de l’hystérie sanitaire continuent à subir. C’est notamment le cas de ces 16 000 soignants qui n’ont pas cédé à l’obligation vaccinale qui leur est imposée depuis le 15 septembre dernier.

Dans l’indifférence médiatique générale, et pendant que les candidats à la présidentielle se chamaillent sur les solutions à apporter pour sauver un hôpital public à l’agonie, ces soignants pris de travail et de salaire depuis des mois continuent de protester contre une mesure qui est en plus inutile, avance Jean-Bernard Hunault, porte-parole du Collectif santé 44 interrogé par Ouest France samedi dernier lors d’une manifestation comme il en existe encore ça et là en France : « Depuis le début de la campagne de vaccination, et avec un an de recul, ne sommes-nous pas en droit de s’interroger sur l’efficacité de ces injections concernant la propagation et la transmission du virus, plus précisément le variant Omicron ? Pour exemple, certains établissements font travailler des soignants positifs, exposant ainsi leurs patients à la contamination du virus, tandis que des soignants sains mais suspendus sont eux disponibles mais non autorisés à reprendre leur travail. »

Une situation ubuesque qui n’a pas l’air d’émouvoir Karine Lacombe, interpellée par le rédacteur en chef du service vidéo du Figaro Vincent Roux sur Public Sénat qui lui demande si « dans la situation dramatique dans laquelle se trouve l’hôpital, [on peut] se permettre le luxe de se priver de 16 000 personnes ». Ce à quoi l’infectiologue répond sans sourciller : « Moi je retourne la question aux soignants non vaccinés. Eux qui ont fait un métier de contact, d’empathie, qui...

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