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Sobriété énergétique : oui au bon sens, mais attention aux idées douteuses Abonnés

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Chasse au gaspillage, réduction des dépenses, mais aussi conseils infantilisants ou encore système de « récompenses » pour les consommateurs vertueux : la question de l’énergie est actuellement au coeur de toutes les préoccupations. Si certaines pistes évoquées pour lutter contre les pertes inutiles relèvent de l’évidence, d’autres apparaissent plus discutables, notamment la surveillance par le biais des compteurs Linky. 

Sobriété énergétique : oui au bon sens, mais attention aux idées douteuses
Le 25 juillet 2022

Dans son allocution du 14 juillet dernier, Emmanuel Macron annonçait un plan de sobriété énergétique avec pour objectif une réduction de notre consommation de 10% en 2024, par rapport aux chiffres de 2019. Désormais, les premiers éléments de sa mise en oeuvre pratique sont connus, annoncés dans le Journal du Dimanche par la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher : « Dans les prochains jours, je vais prendre deux décrets : le premier généralise l'interdiction des publicités lumineuses quelle que soit la taille de la ville entre une heure et six heures du matin, sauf rares exceptions comme les gares et les aéroports ; et le second interdit aux magasins d'avoir leurs portes ouvertes alors que la climatisation ou le chauffage fonctionne. La clim à fond la porte ouverte, ce n'est plus acceptable ! » a notamment déclaré la ministre, ajoutant que laisser les portes ouvertes engendrait 20% de consommation supplémentaire et était « absurde ». Difficile de lui donner tort sur ce point, et certaines villes comme Paris, Lyon ou Bourg-en-Bresse ont déjà décidé d'elles-mêmes d'interdire aux magasins d'avoir leurs portes ouvertes alors que la climatisation fonctionne. Si le gouvernement entend d’abord miser en premier lieu sur l’information, des sanctions sont tout de même prévues et les entreprises qui ne respecteront pas ces règles pourront se voir infliger jusqu'à 750 euros pour des portes restées ouvertes et 1500 euros pour les enseignes lumineuses. Sur la question de la publicité lumineuse, la réglementation actuelle fait le distinguo entre les agglomérations de plus de 800.000 habitants et les autres. Dans ces dernières, les publicités lumineuses sont interdites entre une heure et six heures du matin, tandis que, dans les plus grandes, les règles dépendent du règlement local de publicité — à condition qu’il en existe un. Quand aux enseignes, elles doivent être éteintes entre 1h et...

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