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#RothschildGate : après les révélations sur le patrimoine de Macron, la banque d’affaire dément Abonnés

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L’enquête du média Off investigations sur la sous-estimation du patrimoine d’Emmanuel Macron revient notamment sur la transaction passée entre Nestlé et Pfizer organisée par l’actuel président lorsqu’il était chez Rothschild, et affirme que la banque d’affaire rémunère ses banquiers dans des paradis fiscaux. Cette dernière s’est empressée de réfuter cette allégation, deux jours après la sortie de ce dossier explosif.

#RothschildGate : après les révélations sur le patrimoine de Macron, la banque d’affaire dément
Le 31 mars 2022

C’est un sujet qui a fait grand bruit. Le mardi 29 mars, le média Off Investigation publiait une grande enquête consacrée au patrimoine d’Emmanuel Macron afin de démontrer qu’il serait largement sous-estimé. Et ce, notamment en raison d’une « déclaration peu crédible sur les honoraires perçus chez Rothschild and co lors d’un contrat conclu en 2012 », qui est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. Dans le détail, il s’agit de « l’acquisition de la branche nutrition infantile de l’Américain Pfizer par le géant suisse Nestlé, un énorme "deal" à 9 milliards d’euros dans lequel Emmanuel Macron avait joué un rôle clé au sein de la banque Rothschild and co », opération très importante pour laquelle il n’aurait perçu « que quelques centaines de milliers d’euros d’honoraires », comme cela est affirmé dans sa déclaration d’intérêt en 2014.

Des experts contactés par Off Investigations affirment qu’il est « difficilement imaginable qu’il n’ait pas gagné beaucoup plus » car « Selon le site américain "Marge and aquisition source", les banques d’affaires perçoivent en moyenne entre 0,5% et 1.5% des « deals » supérieurs à 500 millions d’euros ». Un taux qui, rapporté aux montants de l’opération en question, aurait permis à la banque d’affaire de toucher une commission comprise entre 45 et 135 millions d’euros. Autre élément, c’est Emmanuel Macron qui a « amené le client Nestlé chez Rothschild and co (il avait sympathisé avec son patron, Peter Brabeck, à la commission Attali en 2007) et joué un rôle déterminant pour convaincre le board de Nestlé de mettre sur la table 500 millions de plus que Danone pour remporter l’affaire ». Raison pour laquelle il paraît en effet difficile qu’il n’ai touché que des miettes par rapport aux sommes engagées.

L’autre interrogation qui découle de cette réflexion est logiquement de savoir où a alors bien pu passer cet argent ?...

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