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Pastilles d’iode : après les masques, nouveau totem des alarmistes Abonnés

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La « menace nucléaire » ayant désormais atteint l'esprit des Français, l’inquiétude vis-à-vis du stock d’iode dont dispose la France se fait déjà ressentir… faisant ainsi ressurgir des comportements irrationnels.

Pastilles d’iode : après les masques, nouveau totem des alarmistes
Le 9 mars 2022

Après le danger sanitaire, la menace nucléaire… et l’attirail qui va avec. S’il n’y a, pour l’instant, pas lieu de s’inquiéter, le risque d’une attaque ou d’un accident nucléaire — comme l’ont montré les récents affrontements à proximité de la centrale ukrainienne de Zaporijjye — ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Et la réaction du gouvernement français n’a pas aisé à apaiser les craintes puisque le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a confirmé dimanche dernier l’envoi de « différents produits médicaux », dont de l’iode (iodure de potassium), pour aider la population ukrainienne à se protéger en cas d’accident nucléaire. L’ambassadeur de France en Ukraine, Etienne de Poncins a précisé sur BFM TV l’envoi de « 2,5 millions de doses d’iode ».

Mais à quoi cela sert-il au juste ? En cas de radiation, de l'iode radioactif peut être libéré et se retrouver dans le corps. Comme l’explique l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) : « La thyroïde va absorber l’iode stable [non radioactif] jusqu’à saturation, et ne pourra donc plus incorporer l’iode radioactif qui serait éventuellement respiré ou ingéré », réduisant ainsi les risques de développer un cancer. Pour autant, l’institut se montre prudent et déconseille à tout le monde de se ruer sur les comprimés. Il met en garde contre les dangers de l’automédication en rappelant notamment que les comprimés d’iode stable doivent être administrés en situation accidentelle et uniquement sur instruction des autorités, notamment des préfectures. Selon les profils, une mauvaise médication à l’iode peut en effet provoquer des effets secondaires thyroïdiens et cardiaques, ajoute l’institut.

Par ailleurs, l’IRNS ajoute que pour être efficaces, les pastilles doivent être ingérées « au plus tôt une heure avant l'exposition à la radioactivité, et au plus tard dans les 6 à 12 heures qui suivent ». Une efficacité assez limitée...

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