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Pass sanitaire en Suisse : la démocratie contre la liberté Abonnés

La Suisse a adopté le pass sanitaire dimanche 28 novembre, par une votation citoyenne où le « oui » a triomphé par 62% de voix. Loin d’être un plébiscite, l’analyse de ces résultats confirme que les populations principalement âgées et riches sont les plus attachées aux mesures contraignantes.

Pass sanitaire en Suisse : la démocratie contre la liberté
Le 29 novembre 2021

Alors que la plupart des pays qui ont imposé le pass sanitaire l’ont fait de manière plus ou moins verticale, la Suisse est l’un des rares états qui, par son système de votations populaires, a permis un réel débat sur la mise en place d’un tel dispositif. Mais contrairement à ce que l’on aurait pu croire, le narratif anxiogène autour du Covid-19 est si fort que, même en laissant le libre choix aux populations, celles-ci sont capables de choisir démocratiquement de s’ auto-appliquer des outils contraignantes pour leur quotidien…

Enfin, pas toutes les populations. En analysant les résultats de cette votation (qui a tout de même connu 65% de participation, soit un taux particulièrement élevé), on se rend compte — certes sans réelle surprise — que l’âge a été un facteur réellement déterminant dans le choix du bulletin. En effet : dans le détail, les 18-34 ans ont voté majoritairement contre la loi (à 56%), tandis que les 35-49 ans ont majoritairement voté pour, à 56% également. Un taux qui monte à 69% chez les 50-64 ans, tandis que les plus de 65 ans carrément été 78%, soit plus des trois-quarts à choisir le pass sanitaire.

Ensuite, le clivage politique joue également un rôle important. Comme en France, les sympathisants socialistes sont les plus prompts à vouloir contrôler la population (à 82%) tandis que les « populistes » de l’UDC (Union Démocratique du Centre, parti classé à droite) sont 72% à avoir rejeté la loi instaurant le pass sanitaire.

Enfin, le niveau de vie (diplôme et niveau de revenu) est le troisième critère principal. Les moins diplômés (qui n’ont fait que l’école obligatoire) ont rejeté le texte à 51%, alors que les titulaires d’un diplôme universitaires ont voté oui à 74%. De même pour le niveau de vie : les revenus les plus bas ont majoritairement voté...

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