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Nouvelles prévisions : l’Institut Pasteur serait-il devenu rassuriste ? Abonnés

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Dans ses dernières modélisations, l’Institut Pasteur se montre beaucoup plus rassurant qu’à l’accoutumée. Et ce, en contradiction avec ses précédentes prévisions mais également à contre-courant des alarmistes inquiets du déconfinement.

Nouvelles prévisions : l’Institut Pasteur serait-il devenu rassuriste ?
Le 28 mai 2021

Le calendrier de déconfinement prévu par l’exécutif entamé, l’Institut Pasteur a décidé de mettre à jour ses prévisions qui, pour une fois, n’annoncent pas l’apocalypse habituelle. À nouveau basées sur les modèles mathématiques contestés, ces projections « prennent en compte laugmentation de la transmissibilité et du risque dhospitalisation liée au variant B.1.1.7 (variant britannique, NDLR) ainsi que leffet du climat sur la transmission », préviennent les chercheurs.

Selon eux, « l'accélération de la décrue de l'épidémie et de la vaccination observée ces dernières semaines nous place dans des conditions favorables pour l’été ». Ils établissent deux scénarios : le premier, dans lequel la décrue des infections et hospitalisations se poursuivrait jusqu’au 9 juin, et le second, dans lequel la décrue s’arrêterait à la suite de l’étape de réouverture du 19 mai. Si ce dernier pourrait donner lieu à une petite reprise des contaminations, l’Institut Pasteur affirme avec toutes les précautions du monde que « dans tous les scénarios explorés, ce rebond resterait plus petit que la 3ème vague ».

Immunité collective ?

Regardons désormais ce que nous disait l’institut le 6 avril sur la sortie de crise. Les chercheurs affirmaient que, pour ne pas dépasser les 1000 admissions quotidiennes à l’hôpital — condition sine qua non, selon eux, pour pouvoir abandonner les restrictions —, il faudrait atteindre un taux de couverture vaccinale d'environ 90% chez les adultes. À ce jour, 34 % des Français ont reçu au moins une dose de vaccin et 16% ont reçu toutes les doses requises. Et nous sommes en dessous des 1000 hospitalisations quotidiennes depuis 15 jours. Même en imaginant que les restrictions restantes aient pu jouer un quelconque rôle sur la baisse de l’épidémie — ce qui reste à démontrer —, difficile d’imaginer qu’elles...

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