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Non, Onfray ne désavoue pas Raoult Abonnés

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Après le récit de Michel Onfray racontant son éprouvante expérience du Covid-19, publié sur le site de sa revue Front Populaire, les détracteurs du philosophe tentent de s’en servir pour attaquer le professeur Raoult.

Non, Onfray ne désavoue pas Raoult
Le 7 décembre 2020

À la porte des « Enfers de Dante », selon les propos de Michel Onfray, les vautours planent. Le philosophe a lutté trois longues semaines contre le Covid-19, contracté au cours de son périple dans le Haut-Karabakh arménien. Mais à peine sorti de ce combat, ses détracteurs se sont jetés comme des charognards sur son récit de 32 000 signes pour en extraire seulement quelques phrases qui leur permettraient d’arriver à leurs fins. Ainsi, le « philosophe populiste » aurait retourné sa veste contre le « gourou marseillais » et son protocole, après avoir fait l’expérience personnelle de la maladie. Face à la mauvaise foi, les faits et la nuance doivent primer.

D’une part, ce qui a été perçu comme un désaveu anti-Raoult par les détracteurs du philosophe n’était qu’une précaution médicale normale. Michel Onfray a en effet réchappé à plusieurs accidents vasculaires cérébraux et à un infarctus. Conscient de ses problèmes cardiaques, son médecin lui a donc déconseillé la bi-thérapie hydroxychloroquine / azithromycine prônée par le Professeur Didier Raoult.

D’autre part, dans le court passage où est mentionné le protocole en question, Michel Onfray n’affirme à aucun moment qu’il ne fonctionne pas. Il se contente de dire prudemment qu’« on ne sait, finalement, si [il] soigne ou non ». Michel Onfray raconte également avoir joint le professeur Raoult, et précise que c’est son propre médecin qui a « cru à l’hydroxychloroquine, y croit moins, voire n’y croit plus beaucoup »

Car comme n’importe quel traitement médical, ce dernier peut provoquer de graves complications chez certains patients ayant des problèmes de santé préexistants. Son passé de cardiaque l’exposant « à un risque de mortalité induite par l’usage de ce médicament », le philosophe a simplement affirmé : « Pour l’heure, je n’ai pas envie de mourir en martyr de l’hydroxychloroquine...

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