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L’OMS veut transformer la « gouvernance sanitaire mondiale » Abonnés

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Pour les experts de l’OMS, la pandémie de Covid-19 a mis en lumière l’impréparation des Etats à apporter une réponse optimale à la crise. Afin d’y remédier, l’organisation propose une série de mesures visant à renforcer la gestion transnationale de la santé.

L’OMS veut transformer la « gouvernance sanitaire mondiale »
Le 17 mai 2021

La pandémie de Covid-19 aura été, pour certains commentateurs, une crise globale qui aura mis en lumière les nombreux dysfonctionnements liés à la mondialisation, auxquels il faudrait répondre par davantage de proximité, moins de libéralisme et, surtout, plus de souveraineté. Une vision à l’opposé de celle des grandes institutions internationales qui, au lieu de sortir affaiblies de la pandémie, risquent au contraire de s’en trouver renforcées. C’est en tout cas ce que semble souhaiter l’Organisation mondiale de la Santé, relativement décriée depuis le début de la crise sanitaire, et pour qui la meilleure réponse à la crise doit au désormais passer par… encore plus de mondialisme !

Pour cela, un panel de treize experts mondiaux désignés par l’OMS a préparé un lot de mesures, visant non seulement à apporter une réponse immédiate à la pandémie, mais également à accélérer la transformation de la gouvernance sanitaire mondiale. Pour l’heure, plusieurs de ces mesures concernent la vaccination. Il est ainsi demandé aux pays les plus riches, producteur de vaccins et ayant largement vacciné leur population, de donner un milliard de doses aux pays les plus pauvres d’ici septembre, et un autre milliard d’ici la mi-2022. En outre, l’OMS et l’OMC (Organisation mondiale du commerce) cherchent à mettre en place un système de transfert de technologies pour que des pays à faibles revenus puissent produire des vaccins.

Mais le plus significatif, dans la logique de gouvernance supranationale qui anime l’OMS, est sans aucun doute la création d’un « Conseil mondial de lutte contre les menaces sanitaires ». Pour cela, les États devront prévoir des conventions-cadres dans les six mois à venir, et prévoir les financements et le personnel nécessaires en cas de nouvelle crise sanitaire. Ce qui s’accompagnera de la mise en place d’un nouveau système mondial de surveillance permettant à l’OMS de...

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