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La crise sanitaire provoque une hausse du marché immobilier… au détriment des plus modestes Abonnés

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Conséquence de la politique enfermiste menée depuis plus d’un an, l’engouement des urbains à s’éloigner des métropoles a fait augmenter les prix de l’immobilier. Au risque de déséquilibrer davantage un marché déjà très tendu, dont les plus modestes sont progressivement exclus.

La crise sanitaire provoque une hausse du marché immobilier… au détriment des plus modestes
Le 26 avril 2021

Alors que la multiplication des restrictions sanitaires a entraîné des conséquences économiques négatives pour de nombreux secteurs, celui de l’immobilier se porte plutôt bien, comme le démontrent les chiffres du dernier baromètre LPI/Se Loger.Ainsi, en dépit d’une année 2020 marquée par la crise du Covid-19 et deux confinements, les prix de l’immobilier en France ont connu une hausse de 6,6% contre 4,7% en 2019 et 3,5% en 2018, soit la plus forte hausse depuis près de 10 ans. Une tendance qui se confirme, si l’on en croit les chiffres publiés par l’étude en date du 30 mars dernier, et qui met particulièrement l’accent sur le marché des maisons.

Et pour cause : en raison des longs mois d’enfermement de l’année 2020, les acheteurs privilégient désormais les bien offrant des volumes importants et, surtout, disposant d’espaces à l’extérieur comme des balcons, des terrasses, ou encore des jardins. Sans surprise, ce sont donc les maisons qui ont porté l’augmentation générale des tarifs moyens du marché : leur prix ont grimpé de 8,5% en un an, contre 5,5% à la même époque en 2020 et 3,5% en 2019. Il s’agit de la plus forte hausse constatée depuis plus d’une vingtaine d’années.

Mais cette évolution est corrélée à une transformation profonde du marché. Si l’offre — déjà tendue avant la crise — est devenue encore plus rare actuellement, la demande — toujours très élevée —  s’est pour sa part concentrée sur des produits à la fois qualitatifs et bien situés. Et du fait d’un relatif durcissement des conditions d’obtention de prêts immobiliers, les foyers modestes ont été progressivement écartés du marché. Ainsi, ce sont les ménages à fort pouvoir d’achat qui sont actuellement surreprésentés, ce qui complique davantage l’accession à la propriété pour les ménages les moins aisés et alimente alors le cycle...

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