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La crise sanitaire gâche tout… même les rêves ! Abonnés

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La neuroscientifique Perrine Ruby, spécialiste des rêves, a étudié plusieurs milliers de témoignages de rêves depuis le début de la crise sanitaire. Bilan après plus d’un an de crise : en plus de bouleverser nos journées, la pandémie a également bouleversé nos nuits.

La crise sanitaire gâche tout… même les rêves !
Le 10 mai 2021

Interrogée par RTL sur ses constatations après plus de 7 000 témoignages reçus depuis le premier confinement, la chercheuse Perrine Ruby est sans équivoque : la crise du Covid-19 a un impact non-négligeable sur notre sommeil. En cause notamment, l’angoisse liée la situation qui a bien évidemment favorisée le développement de cauchemars. « Il y a eu un bouleversement des thèmes typiques des cauchemars, des catastrophes naturelles, des fins du monde des attaques d’extraterrestres, de vampires » indique ainsi la spécialiste. Si cela peut prêter à sourire, il faut néanmoins garder à l’esprit que ces rêves sont particulièrement révélateurs de l’ambiance apocalyptique qui a été savamment entretenue pendant des mois, à grand renfort d’informations anxiogènes relayées par les propagandistes de plateaux télés. On pensera notamment à Djillali Annane qui affirmait encore récemment que la pandémie pourrait durer toute la décennie…

Mais les mesures sanitaires du gouvernement sont également à l’origine de certains cauchemars bien particuliers. Perrine Ruby indique ainsi que certaines thématiques récurrentes comme « les attestations, les contrôles d’attestations, la peur que les attestations ne soient pas remplies correctement, la peur de la police » ont été relevées parmi les témoignages. Phénomène inquiétant, et qui confirme que l’éprouvante mise en scène des auto-attestations et des contrôles à répétition, au-delà de leur côté ridiculement autoritaire, ont occasionné un véritable traumatisme.

Pire encore, c’est même l’environnement du travail qui s’est invité dans les esprits, en raison de la confusion entre les sphères personnelles et professionnelles occasionnées par le télétravail. Comme le souligne la chercheuse, « il y a les collègues qui sont à la maison, vous ne pouvez plus empêcher les gens de l’extérieur de rentrer chez vous, il n’y a plus de limites ». Si le télétravail peut-être une excellente solution lorsqu’il est effectué sur la base du volontariat, on...

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