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L’Outre-Mer, punie pour sa réticence au vaccin ? Abonnés

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Confinement en Martinique, à la Réunion et en Guadeloupe, mépris affiché pour leurs habitants sur les plateaux télé, préfet surpris la main dans le sac à donner des consignes de communication pour faire croire à une situation « catastrophique »… En se voyant enfermés en pleine saison touristique, nos compatriotes ultramarins semblent payer au prix fort leurs réticences à la vaccination.

L’Outre-Mer, punie pour sa réticence au vaccin ?
Le 5 août 2021

Vendredi 30 juillet, la Martinique se voyait reconfinée pour une durée « d’au moins trois semaines », avec couvre-feu entre 19h et 5h et déplacements limités à un rayon de 10 km autour de son domicile. Dès le lendemain, c’était au tour de l’île de la Réunion de faire les frais de la politique enfermiste du gouvernement avec un confinement partiel en journée assorti d’un couvre-feu « strict » entre 18h et 5h du matin. Et ce mercredi 4 août, la Guadeloupe a emboîté le pas de la Martinique en se voyant imposer un confinement avec couvre-feu entre 20h et 5h et, là aussi, une limitation des déplacements dans un rayon de 10km. En raison, selon les éléments de langage gouvernementaux, d’une situation « catastrophique » liée au variant delta. En tous cas, selon les consignes du préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte, surpris en train de dire à la directrice de l’ARS locale qu’il fallait employer « un ton grave et catastrophique, pas moralisateur, mais catastrophique » avant d’annoncer les nouvelles mesures en conférence de presse. De quoi semer le doute quant à l’ampleur de la catastrophe, dès lors qu’il faut répéter des directives tenues par le préfet en personne afin de valider un narratif auquel de moins en moins de gens semblent adhérer. De son côté, le préfet « assume ses propos », en cohérence avec la fuite en avant permanente qui caractérise bien le pouvoir en place.

D’autant que si la situation est présentée comme alarmante en raison d’une saturation des établissements hospitaliers, le problème est une nouvelle fois lié à une sous dotations en capacité de soins, notamment dans le cas des Antilles. Au 2 août, les chiffres officiels faisaient état de 198 patients hospitalisés en Martinique — dont 37 en réanimation — sur les 7 hôpitaux...

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