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Entre pass vaccinal et contrôle de l’information, l’Italie en pleine dérive Abonnés

L’Italie a récemment annoncé la mise en place d’un pass sanitaire renforcé (lié à un vaccin ou à une preuve de guérison) à compter du 6 décembre prochain. Une dérive autoritaire de nos voisins illustrée par les propos de l’ancien Président du Conseil, Mario Monti, qui appelle désormais à une diffusion de l’information « moins démocratique » sur la question de la pandémie.

Entre pass vaccinal et contrôle de l’information, l’Italie en pleine dérive
Le 29 novembre 2021

La gestion de la crise sanitaire n’en fini plus de donner lieu à des dérives autoritaires au sein des vieilles démocraties occidentales. Et notamment en Italie, rarement en retard lorsqu’il s’agit de partir dans une fuite en avant restrictive. Ainsi, le 24 novembre, Mario Draghi a annoncé un durcissement des mesures sanitaires avec bien évidemment la question de la dose de rappel mais aussi — et surtout — des restrictions pour les non-vaccinés, habituels bouc-émissaires d’une « reprise » épidémique qui concerne tout autant les vaccinés que les autres.

Qu’importe, pour les élites transalpines, qui ont inventé le « super green pass », c’est-à-dire une version augmentée du « green pass », l’équivalent du pass sanitaire chez nous. Concrètement, cela signifie que les non-vaccinés ne pourraient plus avoir accès aux restaurants, bars, cinémas, théâtres, discothèques ou encore salles de musculation. Seules les personnes vaccinées ou guéries depuis moins de six mois pourront pénétrer dans ces lieux, qui jusqu’à présents étaient accessibles par un test négatif. Une exception subsiste néanmoins : il devrait rester possible d’aller se restaurer en terrasse sans pass ou encore d’entrer dans un bar pour un verre au comptoir, ainsi que pour l’achat de plats ou de boissons à emporter.

Mais la mise en place du « super green pass » entraîne un changement — et non des moindre — qui risque d’affecter la vie de nombreux italiens : dès le 6 décembre, le « green pass » initial ne sera plus nécessaire uniquement pour prendre un avion, un train ou un transport interrégional, mais deviendra obligatoire pour prendre les transports régionaux et même les transports publics locaux. Des mesures prévues pour le moment jusqu’au 15 janvier, mais qui seront amenées à perdurer « si la situation se détériore ».

Enfin, l’obligation vaccinale, concernant jusqu'à présent le personnel sanitaire et les enseignants, sera étendue au personnel administratif de ces secteurs, ainsi qu’aux membres des forces de l'ordre et aux militaires. L’Italie...

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