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En Chine, la sourde révolte contre un confinement jugé plus politique que sanitaire Abonnés

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Les nombreuses images montrant le confinement brutal dont sont victimes les habitants de Shangai — y compris les expatriés — entraînent de nombreuses réactions d’indignation. Même sur place, où les habitants se révoltent généralement assez peu, l’idée que ces mesures sont politiques et non sanitaires fait désormais son chemin, alors que Pékin redoute de vivre une situation similaire d’ici quelques jours.

En Chine, la sourde révolte contre un confinement jugé plus politique que sanitaire
Le 27 avril 2022

La politique « zéro covid » de la Chine commence à agiter sérieusement le pays. La débauche de moyens autoritaires et violents mis en place à Shanghai atteint désormais des niveaux hallucinants que la population supporte de moins en moins, la poussant à dénoncer des mesures plus politiques que sanitaires, comme l’indique la revue basée à Honk-Kong Duanchanmei citée par le Courrier International.

Ainsi, Duanchanmei nous apprend que le confinement de Shanghai est lié à l’agacement du pouvoir central communiste de Xi Jin Ping, qui a voulu passer d’une simple « politique ciblée de prévention de l’épidémie » à quelque chose de bien plus dur. Dès le 22 mars dernier en effet, une équipe d’inspection et de supervision dépêchée à Shanghai par le gouvernement s’est entretenue avec le secrétaire du parti communiste de la ville afin de faire savoir aux autorités locales qu’il fallait désormais appliquer la politique « zéro covid ». Ce que ces dernières se sont empressées d’accepter afin de « colmater les fuites et éliminer tous les facteurs de risque » comme le précisent les comptes-rendus de cette visite. Quelques jours plus tard, le 2 avril, la vice-Première ministre, Sun Chunlan, en charge de la coordination de la réponse au Covid-19, a souligné à son tour la nécessité d’appliquer sans réserve la politique « zéro Covid » et « l’obligation, dès que nécessaire, de se faire tester, hospitaliser, confiner ou soigner ». Dès le lendemain, elle a ajouté qu’il faudrait « tout faire pour gagner cette guerre difficile contre le Covid-19 » et « briser les chaînes de transmission de l’épidémie au plus vite ».

Mais en dépit de cette volonté du gouvernement, quelques voix discordantes se sont fait entendre au coeur de l’administration chinoise. Ainsi, le jour du 2 avril, au moment où le pouvoir central insistait sur le « zéro-covid », un enregistrement présenté comme étant une conversation entre un habitant de...

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