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Effets secondaires des vaccins : un suivi très approximatif Abonnés

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Après des début difficiles et malgré une organisation chaotique, la campagne de vaccination se poursuit en France. À la date du 6 février, 1 866 091 personnes avaient reçu une première injection, et 243 550 avaient reçu la seconde. Même si peu d’effets secondaires ont été officiellement recensés, ce chiffre pourrait être revu à la hausse en raison d’une gestion hasardeuse du suivi des données.

Effets secondaires des vaccins : un suivi très approximatif
Le 8 février 2021

Dans son dernier rapport à jour du 29 janvier 2021 (couvrant la semaine du 23 au 29 janvier), l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) fait état de 698 cas d’effets secondaires observés sur la semaine, pour un total de 1356 cas depuis le début de la campagne de vaccination (plus de 1 447 000 doses administrées, à date du 29). Sur le total des effets indésirables, l’ANSM précise qu’il s’agit de cas « peu graves » pour 78%, et de cas « graves » pour 22%.

Si ces chiffres peuvent sembler relativement faibles, quelques interrogations subsistent néanmoins quant à ces données et à l’analyse qui en ressort. En effet, le rapport de suivi de l’ANSM indique en préambule que cette enquête nationale auprès des centres régionaux de pharmacovigilance mobilisés contribue à « détecter des signaux de sécurité » et qu’elle « n’a pas vocation à rendre compte de l’exhaustivité du nombre de cas d’effets indésirables réellement survenus en France chez les personnes vaccinées ». Et de préciser, à ce titre, que les données pourront faire l’objet de mises à jour en fonction des notifications ultérieures.

Afin d’en savoir davantage sur ce processus, Bas les masques a posé la question au docteur Fabien Quedeville, médecin généraliste à Chilly-Mazarin (Essonne), qui a notifié sa première survenue d’effets secondaires le 8 février — nausées et tremblements survenus 48 heures après une première injection — et qui s’interroge désormais sur la qualité du suivi effectué : « Combien de notifications d’effets secondaires ont été remontées à l’ANSM ? Par exemple, aucun rappel n’a été fait aux médecins de ville de déclarer les effets indésirables, contrairement aux relances sur les différents variants. Or, on sait qu’il y a une sous-déclaration des effets indésirables ».

Un écueil certainement lié à la méthodologie...

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