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Des millions d’américains tracés par les autorités sanitaires pour surveiller leur respect du confinement Abonnés

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Des documents révélés par le média en ligne Vice ont montré que le CDC américain a utilisé les données de localisation de millions de téléphones pour mesurer le respect des restrictions sanitaire… et que celui-ci  prévoyait d’utiliser ces données à d’autres fins que celle de l’épidémie de Covid-19.

Des millions d’américains tracés par les autorités sanitaires pour surveiller leur respect du confinement
Le 6 mai 2022

Selon des documents obtenus par Motherboard, la branche tech du média en ligne Vice, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains ont acheté l'accès aux données de localisation de dizaines de millions de téléphones aux États-Unis pendant l’épidémie de Covid-19. Le but : analyser le respect des couvre-feux, des confinements et suivre les comportements des personnes qui se rendent dans les écoles primaires et secondaires, et surveiller l'efficacité de la politique sanitaire des autorités. Des données « essentielles pour la surveillance horaire de l'activité dans les zones de couvre-feu ou le décompte détaillé des visites dans les pharmacies participantes pour le suivi des vaccins », est-il écrit dans les documents obtenus via le Freedom of Information Act (FOIA).

C’est auprès de l’entreprise SafeGraph que le CDC s’est procuré ces données. Ce courtier en données très controversé, comptant parmi ses investisseurs Peter Andreas Thiel — fondateur de Palantir, entreprise spécialisée dans l’édition de logiciels de surveillance gouvernementale — ou l'ancien chef des services secrets saoudiens, a été banni du Playstore de Google en juin dernier.

En avril 2020, les services de SafeGraph écrivaient dans un billet de blog : « Pour jouer notre rôle dans la lutte contre la crise sanitaire du COVID-19 — et son impact dévastateur sur l'économie mondiale —, nous avons décidé d'étendre davantage notre programme, en rendant nos données sur le trafic pédestre gratuites pour les organisations à but non lucratif et les agences gouvernementales au niveau local, étatique et fédéral ». Après avoir présenté l’utilisation de leurs données comme un moyen potentiel d'atténuer la pandémie pendant son pic aux États-Unis, l’entreprise a fourni des données aux organisations gouvernementales et aux médias. Mais à l’instar des dealers de drogue, il n’y a que les premiers échantillons qui sont gratuits. Devant le refus...

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