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Des anticorps pour traiter les malades : une alternative crédible aux vaccins ? Abonnés

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D’origine humaine ou de synthèse, les anticorps pourraient bientôt faire partie de l’arsenal thérapeutique employé pour lutter contre le Covid-19. Une perspective encourageante, qui permettrait de faire face aux variants du virus, contrairement à ce que laissent penser certains vaccins.

Des anticorps pour traiter les malades : une alternative crédible aux vaccins ?
Le 10 février 2021

Problèmes de logistique, doutes sur leur efficacité, manque de recul sur les effets secondaires… Les mandarins qui voyaient dans les vaccins le seul et unique horizon de sortie de crise devront sûrement se montrer plus mesurés. Les vaccins d’AstraZeneca et de Moderna montrent une efficacité très limitée contre le variant sud-africain. Le pays a même suspendu l’inoculation du sérum d’AstraZeneca. Mais pendant que l’actualité ternit l’espoir de la vaccination, la question des traitements revient sur la table. Outre la multitude de molécules étudiées, testées et utilisées, les anticorps pourraient bien constituer une nouvelle voie.

De Donald Trump à Berlin

Contrairement aux anti-inflammatoires, qui visent à réduire les effets de l’infection, les anticorps ont vocation à intervenir à un stade plus précoce pour neutraliser le virus et l’empêcher d’enclencher le mécanisme inflammatoire. Voilà alors tout l’intérêt d’isoler et de synthétiser des anticorps plus efficaces pour traiter la maladie.

Ce traitement a fait pour la première fois la une des médias lorsque Donald Trump a été contaminé. En octobre dernier, le président américain a bénéficié d’un traitement expérimental à base d’anticorps monoclonaux : une famille d’anticorps efficace pour cibler des antigènes spécifiques. Confronté à une pénurie de vaccins, Berlin a sauté sur cette alternative. L’Allemagne a fait appel aux deux firmes américaines Eli Lilly et Regeneron. La première affirme que son traitement provoque une réduction de 70 % des hospitalisations et des décès chez des patients à haut risque, tandis que la seconde a annoncé des résultats intérimaires positifs pour son essai de phase 3, pour une utilisation préventive.

Efficace contre les variants

Mais la diffusion de ce traitement présente plusieurs freins. D’une part, le prix de ce traitement, qui n’est pas encore validé par l’Autorité européenne du médicament, est très élevé - environ 2000 € la dose. D’autre part, son efficacité...

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