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Crise pandémique : l’invivable vivabilité Abonnés

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OPINION. Il aura fallu une année de restrictions et trois confinements pour que l'exécutif se pose la question de la vivabilité de telles mesures. HenrI Feng, essayiste et contributeur régulier à Bas les Masques, nous livre une analyse sans concession des paradoxes macroniens : libéralisme, certes, mais sans libertés.

Crise pandémique : l’invivable vivabilité
Le 6 mai 2021

Le Président Macron a annoncé, le 29 avril, les différentes étapes du déconfinement, le troisième du genre en France : essentiellement, le 3 mai avec la fin des attestations de déplacement, le 19 mai avec le couvre-feu repoussé à 21 heures, le 9 juin avec le couvre-feu à 23 heures, puis le 30 juin signifiant la fin (possible) du couvre-feu ! En outre, la Macronie promeut des numéros verts et des associations telles Psychodon pour faire savoir qu’elle tient (enfin) compte des dégâts psychologiques que toutes ses mesures sanitaires ont engendrés, des dégâts parmi d’autres comme le chômage de masse et la fermeture définitive de commerces.

Ainsi, la question de la viabilité de ces mesures en tant que telles, comme celle de la vivabilité individuelle de ces trois quarantaines collectives (des 17 mars et 29 octobre 2020, puis du 3 avril dernier) devraient être posées. D’autant plus que le mutant indien arrive ! Cinq cas détectés à l’heure qu’il est. Comme s’il n’y aurait à jamais que le Covid, rien que le Covid dans nos vies quotidiennes – en dépit des annonces rassurantes de l’Organisation mondiale de la Santé concernant la dissémination des multiples « variants » –, qui plus est dans le vacarme et le bruit permanents, en appartement notamment ! Ce qui révèle à quel point le « vivre ensemble » n’oscille plus qu’entre enfermisme et festivisme (manifestations comprises).

Dans son Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique – texte fondateur du mondialisme contemporain, aussi bien entre citoyens qu’entre nations –, Kant avait affirmé la chose suivante : « [L’homme] manifeste aussi une grande propension à se détacher (s’isoler), car il trouve en même temps en lui le caractère d’insociabilité qui le pousse à vouloir tout diriger dans son sens ; et, de ce fait,...

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