Analyses

Covid-19 : pourquoi il n’y a plus aucune raison d’« emmerder les Français » Abonnés

En annonçant hier soir que le maintien du pass sanitaire pour les plus de 65 ans serait conditionné à la troisième dose, Emmanuel Macron a laissé entendre qu'il n'était pas prêt d'acter la fin de la crise sanitaire. Or, depuis le mois de juin, les chiffres officiels montrent en réalité que le narratif de la peur imposé par le gouvernement n’a plus aucune raison d’être.

Covid-19 : pourquoi il n’y a plus aucune raison d’« emmerder les Français »
Le 10 novembre 2021

Pour les Français, cette gestion liberticide du Covid-19 prend de plus en plus les contours d’une histoire sans fin. Les confinements et couvre-feux ont laissé place à la ségrégation sanitaire — a priori jusqu’à l’été prochain —, tandis que le port du masque et les sacrosaints « gestes barrière » n’ont, eux, pas disparu. Au-delà même des mesures gouvernementales, l’alarmisme sanitaire en lui-même a modelé en profondeur les comportements dans la plupart des cercles sociaux (même si un vent de ras-le-bol commence à s’exprimer). Bref, la « société Covid » est belle et bien toujours en place.

Mais au fond, tout cela a-t-il encore raison d’être ? Pas si sûr lorsque l’on prend un peu de recul sur la situation. En effet, depuis le mois de juin dernier, soit à l’issue de la « troisième vague », l’ensemble des indicateurs démontre que, bien que circulant encore, le Covid-19 ne constitue plus du tout une menace sérieuse nécessitant la mise au pas de toute la société. Un constat on ne peut plus limpide lorsque l’on regarde la mortalité quotidienne. Ces cinq derniers mois, excepté un pic à 115 fin juillet, le nombre de décès quotidien liés au Covid a rarement dépassé 60. Cela sur environ 1 600 à 2 000 décès par jour toute cause confondue. De plus, malgré les innombrables alarmes médiatiques sonnées au fil de l’apparition de nouveaux variants, le profil des décès liés au virus n’a pas sensiblement bougé : un décès sur quatre a plus de 75 ans et l’âge médian est de 85 ans. Près de deux tiers d’entre eux (65%) ont des comorbidités.

Source : Santé Publique France

Quatrième vague de malades ou simple épidémie de tests ?

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