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Contrindications vaccinales : l’embarras du gouvernement Abonnés

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Un référé déposé par Me Diane Protat exige du Conseil d’État qu’il suspende le décret fixant les contre-indications à la vaccination anti-Covid, afin qu’elles soient laissées à la libre appréciation des médecins. Le ministère de la Santé s’y est bien évidemment opposé, mais avec un argumentaire pour le moins évasif.

Contrindications vaccinales : l’embarras du gouvernement
Le 21 septembre 2021

Parmi les nombreuses libertés auxquelles l’État a porté atteinte depuis le début de la crise, la liberté médicale est certainement la plus grave et la plus incompréhensible. C’est notamment le cas du décret publié au Journal officiel le 8 août 2021, qui illustre l’emprise techno-administrative sur la santé de proximité. Ce décret a effectivement ôté les médecins d’une prérogative fondamentale en listant les seules contre-indications à la vaccination  anti-Covid qui dispensent de la présentation du passe sanitaire et de la vaccination obligatoire pour les professions concernées. Ces contre-indications sont les suivantes :

- allergie à l'un des composants du vaccin (notamment polyéthylène-glycols) ;

- réaction anaphylactique au moins de grade 2 à une première injection du vaccin posée après expertise allergologique ;

- épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication pour les vaccins Janssen et Astrazeneca) ;

- épisode de syndrome thrombotique et thrombocytopénique (STT) suite à la vaccination par Vaxzevria (ou AstraZeneca) ;

- syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post-Covid-19 ;

- une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré...) ;

ainsi que ces deux contre-indications temporaires :

- traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 ;

- myocardites ou péricardites survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.

Une autre maladie, la fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP), plus communément appelée la maladie de l'homme de pierre, pourrait être ajoutée à la liste des contre-indications. 9 mois après le début de la campagne vaccinale, il était temps.

Pour éviter des aussi ubuesques que dramatiques, un référé déposé par Me Diane Protat devant le Conseil d’État demande l’annulation dudit décret afin que les médecins de ses clientes puissent librement décider si leur état de santé est...

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