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Conflit russo-ukrainien : le réseau internet, l’autre champ de bataille Abonnés

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Cyberattaques, piratages d’éoliennes, menace de coupure des câbles réseau sous-marin dans l’Atlantique… La guerre dans laquelle s’est engagée la Russie dépasse le simple terrain ukrainien, les infrastructures du réseau internet étant désormais un théâtre d’opération à part entière.

Conflit russo-ukrainien : le réseau internet, l’autre champ de bataille
Le 4 mars 2022

Au delà de la guerre conventionnelle avec son lot de blindés, d’aviation et de bombardements, une autre guerre se joue en parallèle avec internet pour champ de bataille. En effet, seulement une heure après le discours du président russe Vladimir Poutine annonçant le début de l’offensive de ses troupes sur l’Ukraine, le réseau satellite ViaSat, couvrant notamment l’Europe (dont l’Ukraine) et permettant à des centaines de milliers de personnes de disposer d’une connexion internet, a été victime d’une cyberattaque mettant en défaut les modems assurant la connectivité depuis les satellites jusqu’aux usagers. Et qui a touché notre pays dans la foulée : ainsi, une dizaine de milliers d’abonnés français se connectant à internet depuis les services satellitaires de Nordnet se sont retrouvé privés de réseau. Des dégâts si importants que, plusieurs jours après, il était toujours impossible de redémarrer les modems impactés à distance qui demeurent injoignables. Sans compter qu’il n’est pas non plus possible de les remettre à zéro ou de procéder à une réinitialisation pour revenir réglages d’usine. Quant à leur remplacement, il est également inenvisageable, en raison d’un manque d’appareils en réserve, situation immanquablement aggravée par la pénurie frappant les équipements électroniques depuis la crise du Covid-19, comme nous l’avons évoqué au sujet de l’épineuse question des semi-conducteurs. Et désormais, d’autres actions sont redoutées : depuis plusieurs mois, un satellite russe dénommé Loutch effectue des manœuvres en orbite qui interrogent, en venant notamment se placer sous les faisceaux d’émissions des satellites occidentaux. Bien qu’il n’y ait pas de preuve d’actes d’espionnage des communications, la piste est évidemment envisagée très sérieusement.

Mais les cyberattaques ne s’arrêtent pas là. Le jour du lancement des hostilités, 5 800 éoliennes en Allemagne ont été rendues inaccessibles à distance entre cinq et six heures du matin. Si la piste du dysfonctionnement est dans un...

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