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Avis de l’OMS, consentement… Les polémiques qui entourent la vaccination des ados Abonnés

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Malgré un avis défavorable de l’OMS, la France a emboité le pas d’autres pays il y a une semaine en ouvrant la vaccination aux 12-18 ans. Et si les règles concernant le consentement sont plutôt rassurantes, ce n’est pas l’avis de certains…

Avis de l’OMS, consentement… Les polémiques qui entourent la vaccination des ados
Le 23 juin 2021


Depuis le 15 juin, la France a ouvert la vaccination anti-Covid aux adolescents de 12 à 18 ans, après un avis favorable de l’Agence européenne du médicament le 1er juin — en tout cas pour le sérum de Pfizer —, mais malgré les réticences du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE). Ce dernier avait en effet déploré dans un avis du 9 juin dernier la rapidité de la décision et soulevait les nombreuses questions éthiques soulevées : « Est-il éthique de faire porter aux mineurs la responsabilité, en termes de bénéfice collectif, du refus de la vaccination (ou de la difficulté d’y accéder) d’une partie de la population adulte ? »

Quant à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle s’est montrée plutôt discrète depuis le début sur la question de la vaccination des mineurs, si ce n’est le 14 mai 2021 lorsque le patron éthiopien de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé les pays les mieux dotés à songer à renoncer à vacciner leurs enfants et à donner leurs doses au programme Covax, chargé d'assurer une répartition équitable des vaccins dans le monde. Une déclaration intervenue au moment où les adolescents américains commençaient à se faire inoculer le vaccin Pfizer.

Mais il semblerait désormais que l’OMS ait une position plus arrêtée sur la question. Sur son site, dans la section « Covid-19 advice » qui a été mise à jour le 21 juin, l’OMS indique que « les enfants ne devraient pas être vaccinés pour le moment ». L’agence internationale précise qu’il n’y a « pas encore assez de preuves sur l’utilisation des vaccins anti-Covid pour recommander la vaccination des enfants. Les enfants et les adolescents tendent à avoir une maladie moins grave que les adultes » avant d’ajouter qu’en revanche, « les enfants doivent continuer à recevoir...

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