International

Allemagne : la messagerie Telegram menacée d’interdiction Abonnés

Sous prétexte qu'elle est massivement utilisée par les « anti-vaccins », la messagerie cryptée Telegram est menacée d’interdiction par les autorités allemandes.

Allemagne : la messagerie Telegram menacée d’interdiction
Le 26 janvier 2022

L’Allemagne sur la voie de la Chine ? Au motif de « lutte contre le complotisme », tout semble désormais possible. Alors que les opposants à la vaccination contre le Covid-19 se mobilisent fortement depuis plusieurs semaines outre-Rhin, la pression sur les autorités allemandes risque encore de s’accentuer dans les jours à venir avec l’arrivée du débat sur la vaccination obligatoire au Bundestag. Si le projet de loi concernant l’obligation vaccinale n’a pas encore été déposé, les parlementaires vont toutefois entamer ces prochains jours des discussions sur une mesure voulue par le nouveau chancelier Olaf Scholtz mais loin de faire l’unanimité tant dans la population que parmi les politiques. De quoi inquiéter le gouvernement qui souhaite censurer au maximum les contestataires, qualifiés au passage de « propagateurs de haine », en ciblant désormais Telegram.

En effet, cette messagerie cryptée est aujourd’hui très prisée des militants hostiles à l’obligation vaccinale qui l’utilisent à la fois pour échanger des informations et coordonner des actions, certains groupes de discussion pouvant compter jusqu’à 200 000 membres dans un pays où la réticence au vaccin et par endroit assez forte. Une situation qui déplaît fortement à Nancy Faeser, ministre de la Justice, qui souhaite présenter d’ici le printemps prochain une action pour obliger Telegram à identifier les auteurs de messages « haineux » dans la droite ligne d’une loi existant depuis 2017 — et qui avait déjà suscité la controverse à l’époque de son adoption — en obligeant des plateforme comme Twitter et Facebook à supprimer les contenus délictueux et même à les signaler à la police pour d’éventuelles poursuites ultérieures. Dans le sillage de cette législation, Facebook avait d’ailleurs procédé en septembre dernier à la suppression de nombreuses pages et compte liés au mouvement des « libres penseurs » connus pour son opposition farouche aux restrictions sanitaires mises en place depuis le début de l’épidémie.

Pour...

Contenu réservé aux abonnés

49 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter