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« Affaire Chalençon » : le véritable problème, c’est la prohibition Abonnés

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Le battage médiatique autour des soirées clandestines de Pierre-Jean Chalençon donne lieu depuis plusieurs jours à une vague d’indignation. Si la séquence peut être interprétée comme révélatrice des privilèges de certains nantis se permettant des frasques dont est privée le reste de la population, cet épiphénomène reste avant tout la conséquence des interdictions démesurées qui frappent le pays depuis maintenant plus d’un an.

« Affaire Chalençon » : le véritable problème, c’est la prohibition
Le 7 avril 2021

Le vendredi 2 avril dernier, les caméras (cachées) de M6 « révélaient » à tout un pays anesthésié par les restrictions sanitaires l’existence de soirées privées à mi-chemin entre club élitiste et restaurant clandestin haut de gamme. Et le tout « sans masques ni gestes barrières », ce qui semble représenter la transgression absolue dans un monde désormais régi par un sanitairement correct qui relève parfois de la pensée magique.

D’abord anonyme, l’organisateur de ces soirées était filmé en affirmant « avoir dîné (…) dans deux ou trois restaurants, qui sont justement des établissements soi-disant clandestins avec un certain nombre de ministres ». Il a rapidement été identifié comme étant Pierre-Jean Chalençon, célèbre collectionneur spécialiste de Napoléon et propriétaire du Palais Vivienne à Paris, lieu de 700 m2 dédié à l’événementiel. L’évocation de ces dîners en présence de ministres a aussitôt fait bondir en haut lieu, à commencer par Gérald Darmanin, Bruno Lemaire ou encore Marlène Schiappa qui y sont chacun allé de leur condamnation — le ministre de l’Intérieur indiquant même qu’une enquête allait être ouverte afin d’éventuellement poursuivre les organisateurs ainsi que les invités.

Pour tenter de désamorcer un éventuel scandale, plusieurs membres du gouvernement ont immédiatement affirmé qu’aucun ministre n’a participé à une quelconque soirée de ce type. Et par un communiqué de son avocat, Pierre-Jean Chalençon est finalement revenu dès le dimanche soir sur ses propos en invoquant « l’humour » et le « sens de l’absurde » quant à son affirmation précédente. Trop tard : la rumeur était lancée et le hashtag #OnVeutLesNoms a commencé à fleurir sur les réseaux sociaux.

Le lundi 5 avril, M6 diffuse de nouveaux extraits de son reportage, dans lesquels on peut notamment entendre Pierre-Jean Chalençon dire : « C’est bon, ça va ! Ça fait 15 mois qu’ils nous...

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