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Accord France-Qatar pour la sécurité du Mondial : un partenariat qui fait polémique Abonnés

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L’Assemblée nationale vient de ratifier un accord liant la France au Qatar pour la sécurité de la Coupe du monde de football 2022 qui se tiendra du 21 novembre au 18 décembre prochain à Doha. Un partenariat vivement critiqué par les parlementaires de l’opposition en raison de la question des Droits de l’Homme et du désastre écologique que représente cet évènement.

Accord France-Qatar pour la sécurité du Mondial : un partenariat qui fait polémique
Le 5 août 2022

En mars 2019, lors d’un déplacement au Qatar, le premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, annonçait « La France, les entreprises françaises, les autorités françaises se tiennent à la disposition du Qatar pour l'organisation de cet événement [la coupe du monde de football, NDLR] ». L’accord signé entre Edouard Philippe et l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani prévoit alors de « construire un partenariat stratégique pour la préparation de la Coupe du monde en 2022 et la gestion de la sécurité de l’événement ». Le cabinet du Premier ministre avait précisé que celui-ci allait porter « sur la planification de la gestion sécuritaire d'un grand événement sportif, la surveillance des sites et enceintes sportives, la gestion des crises de haute intensité et la sécurité des systèmes d’information » en raison de l’expertise française démontrée quand à l’organisation de ce type d’évènement, grâce à un Euro 2016 en France particulièrement réussi.

Ratifié ce vendredi 5 août par un vote des parlementaires à l’Assemblée nationale, ce texte « vise à assurer un haut niveau de sécurité de la Coupe du monde de football de 2022, au travers d’actions de conseil technique et d’assistance opérationnelle », comme l’indique son article 1, mettant donc la France en situation de partenariat privilégié dans l'organisation de l'évènement. Plus précisément, selon les informations apportées par la rapporteur du texte, Amélia Lakrafi, la France va envoyer « 21 opérateurs spécialisés du GIGN, 170 opérateurs en matière de lutte anti-drones, 10 opérateurs en matière de déminage, 10 équipes cynophiles de recherche d'explosifs et 5 à 8 experts fournis par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) » pour un total « d'environ 220 experts français ». En plus de ces moyens en terme de personnels, l’émirat du Qatar a demandé l'envoi de matériel et se réserve même la possibilité d’effectuer des demandes supplémentaires d’ici octobre prochain,...

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